Contribution/ Méissa Diouf Formateur à l'ENDSS dissèque les problèmes de notre système de santé

Mardi 14 Novembre 2017 posté il y a 5 jours

La déclaration commune signée par Mballo Dia Thiam du SUTSAS et Sidya Ndiaye du SUDTM et publiée dans notre édition d’hier, ne fait pas l’unanimité dans le secteur. Dans ladite déclaration, il est demandé au Ministre de tutelle de s’intéresser davantage à la résolution des problèmes du secteur, « au lieu de proférer des menaces, des intimidations et se livrer à des affectations arbitraires ». Cette démarche des syndicalistes n’est pas partagée par Méissa Diouf Formateur à l’Ecole Nationale de Développement Social et Sanitaire (ENDSS) et membre du Syndicat Unique des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (SUTSAS). A l’en croire le mal du système de santé est globalement lié à un déficit de ressources mais force est de reconnaître que la principale gangrène est le manque d’éthique et de déontologie qui commence à gagner du terrain dans le secteur. Et devant un tel état de fait dit-il, force est de constater que, quel que  soit  les ressources injectées si  ce fléau n’est pas éradiqué on sera toujours à la case de départ. Le deuxième Secrétaire Elu au Conseil Départemental de Thiès affirme que dans cette affaire, il s’agit purement et simplement d’une bande de syndicalistes qui veut prendre en otage le système  de santé. Il ajoute «le communiqué de presse publié par des organisations syndicales dont certaines n’existent que de nom démontre une fois encore leur égoïsme et leur manque de considération vis-à-vis des populations. L’objectif d’un syndicat est certes de défendre les intérêts de ses membres mais ne doit pas porter atteinte à l’intérêt général ». Dégageant les pistes pouvant apporter des solutions aux problèmes posés, il déclare que l’obligation de résultats doit animer tous les responsables de structures sanitaires et l’autorité doit y veiller à tout prix. « L’état est là pour défendre l’intérêt général  et non l’intérêt d’un groupe de syndicalistes carriéristes qui veut prendre en otage le système pour leurs propres intérêts » souligne Méissa Diouf, qui s’interroge ensuite « que faire d’un directeur d’hôpital qui n’est même pas au courant que pendant toute une matinée il y’a pas de médecins  de garde dans sa structure ? Pourquoi ces syndicalistes affairistes n’ont pas pensé aux malades qui sont restés pendant 7 heures  de temps avec leur douleur sans aucune prise en charge. ? Ne sont – ils pas des contribuables ? ». D’après lui, il faut que tout le monde prenne conscience que le pouvoir de nomination est exclusivement réservé à la tutelle et il ne peut y avoir de compromis. D’ailleurs dit-il ces syndicalistes doivent d’abord balayer devant leur propre porte en veillant à ce que la gestion dans leurs  structures  respectives soit démocratique, avant de donner des conseils. Il révèle sur ce registre que « la plupart d’entre eux n’exercent plus et se nourrissent de pressions sur l’autorité et leur position n’est pas celle de la grande majorité des travailleurs de la santé et de l’action sociale encore moins celle de la population ». Se rangeant totalement du côté de la tutelle, il affirme que le ministère ne doit nullement céder à la pression. Il poursuit « Les actes qu’il est en train de poser rassurent  le personnel médical mais aussi les patients et tous les groupes d’influence qui prennent en otage le système de santé doivent disparaître. Le ministre doit être conscient de la tâche  et s’armer de courage et de fermeté pour réussir sa mission ».

Mbaye SAMB (l'AS)

 

 

 

 


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